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Les métrites de la chienne

La métrite après chaleurs est une pathologie qui concerne 20% des chiennes de plus de 8 ans. Elle est diagnostiquée le plus souvent 3 à 6 semaines après les chaleurs. Elle se caractérise par des sécrétions utérines purulentes. Cette affection est grave puisqu’elle ne tend jamais à guérir spontanément et qu’en l’absence de traitement elle évolue toujours vers la mort de l’animal. Cette pathologie touche toutes les races et peut avoir comme origine des troubles endocriniens (hyperplasie glandulokystique de l’utérus, métrorragies) ou des traitements hormonaux mal gérés (interruption de chaleurs, avortements…). Les symptômes sont variables : si le col est ouvert les sécrétions s’écoulent par la vulve et le premier signe est souvent un léchage important de la région génitale. Si le col est fermé les sécrétions s’accumulent dans l’utérus ce qui est évidemment impossible à diagnostiquer par le propriétaire. Les toxines bactériennes ont dès lors bien le temps d’agir et de provoquer une intoxination de tout l’organisme (problèmes rénaux, hépatiques…). La chienne est moins en forme, présente une baisse d’appétit, une augmentation de la prise de boisson… Heureusement cette pathologie tend à disparaître puisque la plupart des chiennes sont à présent stérilisées.

Les problèmes prostatiques du chien

La prostate est une glande formée de deux lobes entourant l’urètre au niveau du col de la vessie. Au-dessus d’elle on retrouve le rectum. En fonction de l’âge de l’animal sa position varie : à partir de la puberté, elle tend de plus en plus à sortir de l’espace pelvien (bassin) et à se retrouver dans l’abdomen. Elle est sous dépendance hormonale (testostérone, prolactine). Tout comme l’homme, le chien peut souffrir de pathologies prostatiques : hyperplasie non tumorale pouvant favoriser une infection (prostatite) et certains kystes, tumeurs, calculs, hémorragies… Tout chien mâle non castré est susceptible de développer un de ces problèmes, surtout en vieillissant. La castration est souvent conseillée. Les symptômes d’une atteinte prostatique sont nombreux et variés, en fonction de la pathologie et de la gravité du problème : sang dans les urines, difficultés à uriner, constipation, boiterie, hyperthermie, septicémie, ou éventuellement une cystite infectieuse. L’état général du chien atteint peut vite dégénérer.

Les testicules ectopiques

A l’âge de 4 mois, les deux testicules de votre chien doivent se trouver à leur place définitive c’est-à-dire le scrotum. Avant cet âge ils peuvent jouer au « yoyo » et ne pas toujours être présents dans les bourses. A la naissance ils se situent dans la cavité abdominale et doivent alors parcourir un trajet de descente vers la paroi ventrale de l’abdomen, passer l’anneau inguinal puis se frayer un chemin sous la peau pour arriver à destination. Chez certains animaux un testicule (voire deux mais c’est beaucoup plus rare) ne finit pas dans le scrotum, on parle alors de testicule ectopique. Il peut être sous la peau ou encore dans l’abdomen. C’est une tare qui a un caractère héréditaire c’est pourquoi les chiens avec un testicule ectopique ne devraient pas être mis à la reproduction et que ceux avec pedigree ne seront pas confirmés. Hormis l’aspect esthétique il existe aussi un côté médical non négligeable : les testicules ectopiques sont plus susceptibles de devenir tumoraux (13 fois plus pour le sertoliome) et plus vite qu’un testicule « normal » (âge moyen de 7 ans à la place de 11). La castration bilatérale est vivement recommandée.

Dosage hormonaux et reproduction chez la chienne

La chienne tout comme la femme a un cycle hormonal bien établi et répétitif (en dehors de pathologies éventuelles). Les hormones sexuelles de la chienne étant responsables de tumeurs mammaires, infections de l’utérus et lactations nerveuses il est vivement conseillé de faire stériliser toute chienne non destinée à la reproduction. Si une gestation est néanmoins désirée, pour en augmenter les chances plusieurs méthodes existent : accouplement quotidien durant la période d’ovulation, suivi par frottis vaginaux ou suivi par dosages de la progestérone. La dernière méthode s’avère de loin la plus sûre et la plus fiable mais nécessite plusieurs prises de sang avec envoi à un laboratoire spécialisé dans les analyses vétérinaires. En fonction des valeurs obtenues votre vétérinaire est capable de vous indiquer le moment opportun pour une saillie ou une insémination artificielle. La gestation peut elle-aussi être diagnostiquée : par dosage d ‘une hormone produite principalement par le placenta dès la 3ème semaine de gestation. Ce test est néanmoins plus fiable s’il est réalisé à partir du 25ème jour. Et enfin, un dosage de la progestérone en fin de gestation peut vous indiquer la date de mise-bas bien que dans ce cas, une prise de la température rectale s’avère tout aussi sûre et bien moins coûteuse.

Une portée pour éviter les cancers ?

Une idée fausse assez répandue est celle concernant les portées et les troubles hormonaux chez la chienne. De nombreux propriétaires pensent qu’il est important pour leur chienne d’avoir au moins une portée et ce afin d’éviter plus tard les infections de la matrice, les lactations nerveuses et les tumeurs mammaires. Erreur. Certaines chiennes n’auront jamais de montée de lait alors qu’elles n’ont pas eu de chiots et d’autres souffriront de lactation nerveuse même après plusieurs portées. Les infections de la matrice (métrite et pyomètre) et ces montées de lait ne se retrouvent que chez les chiennes non stérilisées. Quant aux tumeurs mammaires, le risque d’en développer est presque nul quand la chienne est stérilisée AVANT ses premières chaleurs. Le bénéfice d’une stérilisation est toujours très très important ensuite mais il faut savoir que les risques de tumeurs augmentent avec le nombre de chaleurs que la chienne a déjà eu. Il n’est jamais trop tard pour faire stériliser son animal, n’hésitez pas à en parler avec votre vétérinaire.

Utilisation de médicaments durant la gestation

La gestation entraîne des modifications de l’efficacité (diminution ou augmentation en fonction des substances) des médicaments suite à différentes variations métaboliques et physiologiques : variation du pH de l’estomac, augmentation du volume sanguin, de la filtration au niveau rénal, diminution de l’activité des enzymes hépatiques… Certains médicaments peuvent entraîner des malformations du fœtus (fente palatine, bec de lièvre), des insuffisances rénales, un retard du travail lors de la mise-bas, des troubles de la croissance osseuse… Même l’administration à la mère d’un simple vermifuge ou d’une pipette antipuces peut se révéler toxique pour le fœtus. Ne donnez aucun traitement à votre chatte ou votre chienne durant la gestation ou l’allaitement sans demander l’avis à votre vétérinaire.

La dysplasie de la hanche

La dysplasie de la hanche est une maladie qui s’exprime par une boiterie de l’arrière train, en général plus exprimée d’un côté que de l’autre. Cette pathologie est considérée comme héréditaire bien que certains facteurs puissent accentuer la vitesse d’apparition des symptômes (exercice soutenu du chien en croissance, alimentation inadaptée). Les grandes races sont plus sujettes à la dysplasie avec comme chef de file le Berger Allemand. Le symptôme principal est une boiterie, principalement à froid, c’est-à-dire après un repos. La pathologie n’est pas toujours visible chez les jeunes chiots mais plus souvent quand la croissance est déjà bien avancée, vers l’age de 7-10 mois. Si les facteurs de races et les symptômes permettent un diagnostic de suspicion, la radiographie permet d’être sûr et de quantifier la gravité : la dysplasie est notée de A à E selon l’ atteinte de l’articulation (un chien peut, par exemple, être B à gauche et C à droite). Cette radiographie est obligatoire chez certaines races pour l’obtention du pedigree. Les traitements sont médicamenteux (anti-inflammatoires ou chondroprotecteurs) ou chirurgicaux (chirurgie du bassin, prothèse de hanche). Chez les chiens atteints à un jeune âge, les chirurgies réparatrices sont conseillées.

La luxation coxofémorale

La luxation coxofémorale, aussi appelée luxation de la hanche, est le déplacement traumatique de la tête du fémur hors de l’acétabulum (partie du bassin). La luxation spontanée sans traumatisme existe aussi mais est extrêmement rare et heureusement car le pronostic est alors très mauvais. La plupart des animaux présentant une luxation coxofémorale ont subi un traumatisme comme par exemple un « accident de la route ». Le traitement doit être réalisé le plus vite possible afin d’éviter l’atteinte des tissus mous situés autour de l’articulation ainsi que pour limiter la dégénération du cartilage articulaire. Le diagnostic de certitude est posé après radiographies. Si aucune autre lésion ostéo-articulaire n’est associé à la luxation, celle-ci sera la plupart du temps réduite sans chirurgie (sous anesthésie générale néanmoins).

La luxation médiale de la rotule chez le chien

La luxation médiale de la rotule est une pathologie que l’on peut rencontrer chez toutes les races, à tout âge, mais les petites races ainsi que les races « toy » sont plus fréquemment atteintes. La plupart des chiens présentent une boiterie intermittente avec appui et les propriétaires peuvent aussi noter qu’occasionnellement leur chien tient son postérieur levé en position fléchie durant 1 ou 2 pas. La luxation de la rotule est une pathologie qui présente plusieurs grades de sévérité (de 1 à 4) et les symptômes varient en fonction du grade : du postérieur fléchi de temps en temps à la boiterie permanente sans appui. Les animaux présentant une luxation non traumatique de la rotule peuvent également être atteints d’une nécrose de la tête du fémur qui nécessite pour le diagnostic une radiographie. Le traitement de la luxation de la rotule peut être médical ou chirurgical, toujours en fonction des signes cliniques.

La paralysie postérieure

On remarque que certaines races présentent plus que d’autres une paralysie des postérieurs plus ou moins grave à une époque de leur vie : Teckel, Caniche, Bouledogue, Cocker… En réalité, il existe une prédisposition de ces races à développer des hernies discales, parfois à répétition. Ces hernies peuvent aller de la simple paresse de l’arrière train à la paralysie complète. Dans la colonne vertébrale, chaque vertèbre est séparée de la vertèbre adjacente par un disque (nommé à juste titre, disque intervertébral) faisant office d’amortisseur pendant le mouvement. Les races prédisposées, appelées chondrodystrophiques, voient, au fil de leur vie, leurs disques passer d’une consistance pulpeuse à une consistance cartilagineuse, ce qui rend ces disques moins efficaces pour l’amortissement. Il en résulte un déplacement ou une déformation du disque pouvant comprimer la moelle épinière toute voisine. Le niveau de compression est souvent en relation avec la gravité des symptômes et le traitement, médical ou chirurgical, constitue le plus souvent une urgence. Le traitement médical donne de bons résultats dans les cas débutants. La chirurgie, plus invasive, consiste à retirer le matériel comprimant la moelle épinière (des examens spéciaux d’imagerie sont nécessaires pour localiser la lésion). Cette chirurgie du dos apporte un pronostic très souvent favorable.

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Situé à l’entrée du stade de Bielmont, à 2 minutes en voiture du Palais de Justice et du grand hôpital (CHPLT), desservi par les bus 294, 295, 390, 393, 395, 705 et 708, le centre vétérinaire vous accueille du lundi matin au samedi après-midi.

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