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Le diabète sucré du chat

Le diabète sucré est un trouble endocrinien du chat âgé (moyenne d’âge 10 ans). Les facteurs de risque sont l’obésité (9 fois plus de risques), le sexe (prédisposition des mâles), la race (le chat Burmese) et certains traitements comme les glucocorticoïdes longue action. Les symptômes les plus fréquemment associés sont une augmentation de la prise de boisson et des mictions (syndrome polyurie-polydipsie), augmentation de l’appétit (polyphagie) et perte de poids. Souvent une faiblesse musculaire est également observée. Chez le chat, le diabète peut parfois rétrocéder après un traitement adapté (insuline en injection deux fois par jour)) à la condition sine qua non d’avoir aussi régler le problème d’obésité !! Un suivi sérieux de la part du propriétaire et du vétérinaire est indispensable au bon déroulement du traitement et permet d’éviter au maximum les complications inhérentes au diabète sucré.

Le rôle du chat dans l’histoire. (d’après Joël Dehasse)

Dans la société médiévale, le rôle fondamental du chat était celui de chasseur. Il était indispensable pour lutter contre les rongeurs qui pullulaient dans les maisons et les champs. Afin d’attacher ces chasseurs à la maison, différentes pratiques étaient mises en œuvre, dictées par les croyances populaires et non par une raison scientifique : amputer les oreilles pour que le chat ait peur de la pluie, roussir son poil afin qu’il ait honte de sortir…le chat avait d’autres fonctions : on faisait commerce de sa peau pour les fourreurs ou comme remède contre les rhumatismes. Le chat était en effet utilisé en médecine pour soulager différentes affections comme les hémorroïdes, les maux de dos, l’alopécie, la goutte, l’épilepsie et pour cela on se servait de son sang, sa graisse, ses excréments, sa chair…Le chat était également mangé bien que sa cervelle avait la réputation d’être du poison. Il fût aussi beaucoup utilisé en magie puis considéré comme l’incarnation du diable. Heureusement il acquiert aussi un rôle de compagnon, d’animal familier. Après l’invasion de nos territoires par le rat gris début du 18ème siècle, le chat, incapable de lutter contre ce fléau venu d’Asie et remplacé dans sa tâche par le chien ratier, est pris en affection par l’homme qui lui permet plus aisément de rentrer dans les maisons pour s’occuper du confort affectif des habitants. Phénomène curieux comme celui qui a vu naître l’adulation du cheval dans nos contrées occidentales lors du développement des transports motorisés.

Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac : facteurs de risque

Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac (GDV) est une pathologie dramatique requérant des soins d’urgence et présentant des taux de mortalité de 15 à 25%. Il s’agit d’une accumulation de gaz dans l’estomac avec malposition de cet organe entraînant l’obstruction du cardia et du pylore (les deux extrémités de l’estomac). La cause exacte n’en est pas encore connue mais on a déterminé le signalement des chiens atteins ainsi que les facteurs de risque : ce syndrome se retrouve principalement chez les chiens de race, de taille grande à géante, surtout ceux avec un caractère dominant. Les facteurs de risque sont la prise d’un seul repas journalier, dans une gamelle surélevée, à grande vitesse. L’animal dont un membre de la « famille » au premier degré a présenté le GDV a plus de risques également d’être atteint. On a aussi noté qu’un événement stressant pouvait précéder ce syndrome ( un voyage par exemple). Le traitement doit débuter dans les 5 heures suivant le début du problème ! (d’après A. Hamaide, Service de chirurgie, Université de Liège)

Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac : traitement et prévention

Le traitement du syndrome dilatation-torsion de l’estomac (expliqué dans l’article de la semaine dernière) est une véritable urgence ; il doit être initié le plus tôt possible (dans les 5 heures) pour avoir une chance de sauver l’animal. Malgré un traitement adapté, la mortalité reste très élevée, entre 15 et 25 %. Ce pourcentage peut monter jusqu’à 90 si un morceau de l’estomac doit être retiré car nécrosé. Lorsque l’estomac est simplement dilaté, un traitement médical peut s’avérer suffisant (temporairement) mais si la torsion a eu lieu, la chirurgie d’urgence est indispensable. Il s’agit de remettre l’estomac dans sa position initiale et de le fixer afin d’éviter les récidives. Les complications sont fréquentes et graves car ce syndrome a des effets généraux sévères : il agit sur les systèmes cardiovasculaire, respiratoire, gastrointestinal, métabolique, rénal et nerveux central. La prévention est possible et elle consiste à fixer l’estomac dans l’abdomen. C’est une opération qui doit être pratiquée par votre vétérinaire sous anesthésie générale, seule ou par exemple lors de la stérilisation. (d’après A. Hamaide)

Le vieillissement

Nos compagnons aussi vieillissent et sont susceptibles de développer de petits (ou gros) problèmes dus aux années qui s‘accumulent. Les maladies cardio-vasculaires touchent surtout les chiens de petites races. L’hypertension artérielle est observable plutôt chez les chats, secondairement à une autre maladie (insuffisance rénale chronique, hyperthyroïdie…). Le chat est également plus sensible que le chien aux problèmes rénaux. Les « fonctions mentales » peuvent se dégrader bien que les études soient beaucoup moins poussées à ce sujet chez les animaux que chez l’homme. L’arthrose est malheureusement aussi le lot de nombreux chiens (le chat y est moins sensible) et peut perturber gravement leur qualité de vie. Les tumeurs dues aux hormones sexuelles ne sont pas rares (tumeurs mammaires chez la chatte et la chienne, tumeurs testiculaires chez le chien) ainsi que d’autres tumeurs (cutanées, des cellules sanguines, des organes abdominaux…) Ces troubles du vieillissement sont de mieux en mieux pris en charge : il existe des traitements, pour une bonne partie de ces symptômes, qui ne guériront pas l’animal mais stabiliseront ou ralentiront le développement de ces maladies. La prévention a un rôle très important puisqu’une détection précoce aura comme conséquence une prise en charge plus rapide et une amélioration du confort et un prolongement de la vie de votre compagnon.

Le virus herpès chez le chat

Le virus herpès, avec le calicivirus, est responsable de plus ou moins 80 % des maladies respiratoires infectieuses du chat. Il se transmet par contact direct avec un chat atteint, les chatons sont particulièrement sensibles et se contaminent auprès de leur mère dans leur jeune âge. Il provoque des lésions au niveau des voies respiratoires mais aussi au niveau oculaire. Après l’infection, le virus reste à l’état latent (« endormi ») toute la vie du chat dans différents endroits et n’attend qu’un petit coup de pouce pour créer de nouveaux problèmes (traitement à la cortisone, maladie…) tout comme notre herpès virus mieux connu sous le nom de « bouton de fièvre ». Heureusement ce virus est rarement responsable de la mort des animaux. Par contre il peut être responsable de conjonctivite et d’ulcères de la cornée à répétition. Tout chat atteint d’une pathologie oculaire doit être considéré comme potentiellement atteint ou porteur de ce virus herpès. Chez le chaton il peut créer des adhérences entre la cornée et la conjonctive ce qui, non traité, peut entraîner une altération importante de la vision.

L’épilepsie

Le chien, tout comme l’homme, est sujet aux crises d’épilepsie. Elles sont de différentes natures : généralisées quand l’animal est inconscient, tombe et est pris de convulsions mais elles peuvent également être non convulsives (l’animal mâchonne, court après sa queue…) contrairement à l’image que l’on en a. Il existe des races prédisposées comme le Golden Retriever , le Caniche ou le Tervueren mais l’épilepsie peut aussi être causée par des maladies sous jacentes (problèmes hépatiques) ou des tumeurs. La majorité des crises sont néanmoins de cause idiopathique, c’est-à-dire inconnue. Lors des crises, l’animal est en déficit énergétique et en trouble d’oxygénation des tissus (hypoxie), les lésions cérébrales arrivent lorsque la crise dure plus de 30 minutes. C’est pourquoi il est fort important de traiter un chien épileptique. Si la cause est connue, il faut essayer de la contrôler mais souvent le traitement se résume à d’abord arrêter la crise puis à prévenir les récidives et les complications.

Les chats et le fil à coudre

Si vous êtes couturière, même occasionnelle, il faudra toujours veiller à ne jamais laisser votre (vos) chat(s) seul(s) avec votre matériel de couture; en effet, les chats aiment jouer avec le fil qu’ils mâchouillent et risquent fort d’avaler, parfois même avec l’aiguille qui se trouve au boutl!!! Les conséquences seront, vous vous en doutez, plutôt désastreuses si le chat n’est pas soigné à temps! Le fil peut se coincer quelque part dans le système digestif de votre chat (langue, estomac, intestin), l’aiguille risque également de lui occasionner de sévères blessures. Si le fil ne «ressort» pas de manière naturelle, une chirurgie sera alors indispensable. Si vous soupçonnez votre animal d’avoir ingéré votre matériel, surveillez-le attentivement durant les jours qui suivent et prenez rapidement rendez-vous chez votre vétérinaire s\'il cesse de s’alimenter, vomit, vous semble apathique et/ou a un bout de fil qui sort de sa bouche ou de son anus! Ne tirez jamais sur le fil vous-même car vous risqueriez d’aggraver la situation. Méfiez-vous également des vêtements décousus, du fil de rôti, des rideaux de porte en fil fin, du matériel de création de bracelets,…

Les chats et les fenêtres

Nos amis félins adorent se poster devant une fenêtre ou se prélasser sur le balcon pour profiter du soleil et renifler toutes sortes d’odeurs intéressantes; ceci est encore plus vrai pour un chat d’intérieur. Cependant, il existe de réels dangers qu’il faut à tout prix éviter sous peine d’accident parfois fatal. Les fenêtres, si vous les ouvrez, devraient toujours être protégées: en oscillo-battant il arrive fréquemment que le chat tente de sauter pour sortir et se retrouve coincé dans l’angle de la fenêtre; il va alors gesticuler pour s’extirper de cette situation inconfortable et bien souvent empirer son cas en se blessant gravement ou en s’épuisant parfois jusqu’à la mort. Il existe des systèmes de protection adaptés pour les oscillo-battant qui sécuriseront l’ouverture. Si la fenêtre est entièrement ouverte, votre chat pourra vouloir attraper un oiseau et sauter dans le vide, emporté par son élan de chasseur. Une moustiquaire pourra le protéger. Concernant le balcon, sa rambarde sert souvent au chat pour jouer les funambules et les risques de chute sont également fréquents. Un filet souple à fine maille pourra être fixé tout autour du balcon pour le sécuriser. Si malgré vos précautions, votre animal chutait tout de même, il faudrait immédiatement vérifier qu’il va bien (qu’il marche normalement, qu’il soit en forme) sinon une visite rapide chez votre vétérinaire serait indispensable.

Les dangers des fenêtres ouvertes pour nos chats – partie 1

Nos amis félins adorent se poster devant une fenêtre ou se prélasser sur le balcon pour profiter du soleil et renifler toutes sortes d’odeurs intéressantes; ceci est encore plus vrai pour un chat d’intérieur. Cependant, il existe de réels dangers qu’il faut à tout prix éviter sous peine d’accident parfois fatal. Les fenêtres, si vous les ouvrez, devraient toujours être protégées: en oscillo-battant il arrive fréquemment que le chat tente de sauter pour sortir et se retrouve coincé dans l’angle de la fenêtre; il va alors gesticuler pour s’extirper de cette situation inconfortable et bien souvent empirer son cas en se blessant gravement ou en s’épuisant parfois jusqu’à la mort !… (à suivre)

A propos de nous

Situé à l’entrée du stade de Bielmont, à 2 minutes en voiture du Palais de Justice et du grand hôpital (CHPLT), desservi par les bus 294, 295, 390, 393, 395, 705 et 708, le centre vétérinaire vous accueille du lundi matin au samedi après-midi.

Adresse

Centre Vétérinaire Abyssin Place d'Arles 4 à 4800 Verviers

Email

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