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Le chinchilla

Le chinchilla est un petit rongeur, pesant de 400 à 800 grammes, qui à l’état sauvage vit en colonies. Il apprécie donc la compagnie de ses congénères. C’est un animal qui a également besoin de beaucoup d’espace et d’exercice. Sa cage doit comporter plusieurs étages (1 m de hauteur si possible), des branchages, un nid, un bain de sable… et mesurer au minimum 80 cm sur 50. Le système digestif du chinchilla est fragile, son alimentation doit être adaptée à son espèce : pas de légumes frais, une nourriture spécifique (ne pas lui donner celle pour lapins ou cobayes), du foin à volonté et de l’eau fraîche. C’est aussi un rongeur sensible au stress et aux courant d’air mais qui par contre, malgré un mode de vie normalement crépusculaire et nocturne, s’adapte très bien à notre mode de vie diurne.

Le furet

Le furet est un carnivore assez sympathique, forme domestique du putois. Utilisé autrefois pour tuer les rats et chasser les lapins, il a à présent sa place comme animal de compagnie. On en trouve de différentes variétés en fonction de la couleur ; putoisé, albinos, siamois ou argenté. Ce petit carnivore atteint un poids maximum de 2 kg pour les mâles et de 1 kg pour les femelles. Leur nourriture doit être bien spécifique afin d’éviter les carences, leurs besoins en protéines et matières grasses étant fort élevés. La femelle qui devient pubère vers 8 mois a des chaleurs durant toute la période de l’année où la durée de l’éclairement journalier est supérieure à 12 heures. Ce cycle n’étant interrompu que par l’accouplement, il est important de stériliser les femelles qui ne sont pas amenées à reproduire, afin d’éviter une sécrétion prolongée d’oestrogènes pouvant amener la mort de l’animal.

Le hamster

Le hamster est un rongeur solitaire qui supporte difficilement ses congénères : il est donc important de séparer les adultes, surtout les femelles en gestation afin d’éviter du cannibalisme. Il est omnivore c\'est-à-dire que son alimentation doit être variée : un mélange complet industriel pour hamsters présentant un taux minimum de protéines de 16 % et de 5 % de matières grasses ou une ration ménagère comprenant des graines, des flocons d’avoine, du pain dur, des fruits frais et des protéines animales (lait, œuf dur, viande). Attention car le hamster est prédisposé à l’obésité : il n’est pas recommandé de laisser la nourriture à volonté (10-12 grammes d’aliments par 100 grammes de poids vif et par jour sont suffisants). Le hamster étant sensible à la chaleur et à l’humidité, il faut bien veiller à maintenir une température de 21 à 25°C maximum et un taux d’hygrométrie de +/- 50%.

Le rat

Le rat est un petit rongeur de quelques centaines de grammes dont la moitié de la longueur est due à la queue. Avec ses 16 dents il est capable de ronger des surfaces très dures. C’est un omnivore dont l’alimentation doit être complète et variée (graines, légumes verts, pain complet, viande… ou granulés spécifiques) mais pour lequel les quantités administrées doivent être surveillées car il est prédisposé à l’obésité. Attention car le surpoids et une alimentation non adaptée font partie des facteurs favorisant l’apparition de tumeurs, très fréquentes chez les rats, tant mâles que femelles. Le rat est également très fragile au niveau respiratoire, il est souvent atteint de pneumonie ou d’infection chronique due à Mycoplasma (aggravée par la présence de virus). Malgré cela, le rat a une espérance de vie de 3-4 ans. Il atteint sa puberté très rapidement, après 2 mois et a des portées importantes (plus de 6 petits). Si vous venez d’acquérir un couple de rat et si vous ne désirez pas être envahi il est préférable de castrer le mâle ou de stériliser la femelle (ce qui a aussi comme avantage de diminuer la fréquence des tumeurs mammaires).

Les zoonoses transmises par les NAC

Les NAC sont les « nouveaux animaux de compagnie » dans lesquels on retrouve entre autres lapin, furet, cobaye, souris… Les problèmes les plus fréquents associés à leur détention sont sans conteste les allergies, morsures et griffures. Les morsures peuvent être facilement évitées quand le propriétaire comprend et respecte le comportement de son animal. Ces petits mammifères non traditionnels sont également responsables de zoonoses : maladies virales, bactériennes, parasitaires ou mycotiques. Les cas prouvés de transmission à l’homme restent heureusement fort rares. Voici quelques exemples des maladies les plus susceptibles d’être transmises : Campylobacter(troubles digestifs), surtout via les furets nourris avec de la viande mal cuite, Mycobacterium (troubles respiratoires), Cryptosporidium, Encephalitozoon chez les personnes immunodéprimées, la gale sarcoptique, Cheyletiella (troubles cutanés), Trichophyton (teigne)…

Votre cobaye a besoin de vitamine C

Le cobaye est un petit rongeur sujet aux troubles métaboliques qui se traduisent par des affections souvent graves (amaigrissement, malformations, retard de croissance, cataracte, dermite, myopathie…) différentes selon la cause (carences en protéines, en vitamine E, excès en vitamine A…). Il est donc très important de respecter les besoins alimentaires de votre cobaye en lui offrant une alimentation adaptée à son espèce (granulés ou mélanges spécifiques ainsi que légumes, céréales, fourrage, pain sec…). Mais il est également INDISPENSABLE de complémenter en vitamine C et ce malgré la présence de cette vitamine dans les mélanges du commerce. Le cobaye étant incapable de fabriquer cette vitamine, il est tributaire des apports extérieurs. Une carence en vitamine C peut provoquer des ulcères cornéens, des troubles locomoteurs, des gingivites, des malocclusions dentaires, des retards de croissance, un poil terne et piqué, des plaies cutanées…

Votre cochon d’Inde vous parle

Le cochon d’inde possède un répertoire vocal impressionnant par rapport aux autres rongeurs, ce qui aide à communiquer avec lui, à connaître ses «sentiments»: quand vous remuez un sachet plastique, que vous ouvrez le frigidaire ou que vous produisez tout autre bruit précédant une remise de nourriture, il va produire un son très aigu, une sorte de couinement uniquement adressé aux humains, pour vous «demander» ladite offrande. Quand il se sent bien, car vous le caressez dans le bas du dos ou entre les oreilles par exemple, il émettra une sorte de roucoulement tout en frémissant, mais attention car ce même son pourra aussi signifier qu’il a peur s’il se fige en le produisant! En cas d’énervement, le son sera plus bref et plus sec. En cas de douleur, le cobaye émettra un cri ressemblant à celui du cochon. En passant du temps avec votre compagnon, vous apprendrez à décoder son langage, chaque individu ayant son propre répertoire vocal.

Le diagnostic de la leucose féline

Le diagnostic de la leucose féline est réalisé grâce à un test sanguin qui recherche un antigène particulier, l\'Antigène P27. Celui-ci est détectable à partir de la 3ème semaine après l\'infection. Le chat infecté par le virus de la leucose peut réagir de différentes façons : il peut présenter une virémie transitoire (l\'antigène n\'est détectable qu\'un moment dans le sang), une virémie persistante (l\'antigène reste détectable dans le sang toute la vie du chat) ou être non virémique (le chat est infecté par le virus mais celui-ci ne pourra jamais être détecté). Les chats dont le test devient négatif ainsi que les non virémiques ne sont pas contagieux et ne développeront probablement jamais la maladie bien qu\'ils restent infectés à vie. Un chat détecté positif peut être un faux positif, il est dès lors conseillé de réaliser deux tests avec des marqueurs différents sur le même prélèvement afin d\'arriver à un taux de fiabilité de 80 à 96%.(d\'après ABCD)

Le lymphome chez le chat

Chez le chat, la prévalence du lymphome est de 0.05 à 0.2%, un risque très élevé. Le lymphome représente à lui seul un tiers de toutes les tumeurs félines. Une telle prévalence par rapport aux autres espèces n’est pas encore totalement comprise mais peut être en partie expliquée par l’association de cette pathologie avec l’infection par le virus de la leucose (FeLV). D’après certaines études, un chat infecté de manière non transitoire par la leucose a 60 plus de risques de développer un lymphome par rapport à un animal non infecté. D’autres causes sont également avancées : prédisposition génétique (les Siamois sont surreprésentés dans les populations atteintes par le lymphome), autres agents infectieux (rétrovirus)… Le lymphome peut prendre plusieurs formes : médiastinale (la moyenne d’âge des animaux atteints est de 2 ans), alimentaire, multicentrique ou extranodale. Le diagnostic définitif est basé sur la cytologie ou l’histologie.

Le mastocytome

Le mastocytome est une tumeur que l\'on trouve au niveau du derme ou en sous-cutané,de gravité variable (certaines mettent rapidement en jeu le pronostic vital), très fréquente (elle représente de 9 à 21% des tumeurs dela peau). Le pronostic est toujours réservé car même les grades dits \"bénins\" peuvent être le prélude à des formes beaucoup plus agressives. On rencontre plus souvent ce type de tumeur dans les races brachycéphales (Boxer, Bull Dog...) et chez le Labrador. Certains matsocytomes de grade élevé métastasent au niveau des ganglions lymphatiques, du foie, de la rate, de la moelle osseuse et du sang. La cellule constitutive de cette tumeur est riche en substances bioactives comme l\'histamine, l\'héparine et des prostaglandines et est susceptible de se dégranuler et de libérer dans le sang ces substances qui iront agir à différents endroits du corps provoquant par exemple des ulcères gastriques, des hémorragies digestives ou de l\'anémie. Le diagnostic repose sur une analyse cytologique (qui ne nécessite pas d\'anesthésier l\'animal).(D\'après P. Devauchelle)

A propos de nous

Situé à l’entrée du stade de Bielmont, à 2 minutes en voiture du Palais de Justice et du grand hôpital (CHPLT), desservi par les bus 294, 295, 390, 393, 395, 705 et 708, le centre vétérinaire vous accueille du lundi matin au samedi après-midi.

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