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L’anxiété de séparation-1.

Les 15 premiers jours, la chienne s’attache à ses petits tandis que pour le chiot, toute mère allaitante est sécurisante. Puis les yeux du chiot s’ouvrent et l’attachement devient réciproque (une séparation trop longue provoque troubles du sommeil et anorexie). A partir du 3ème mois, le chiot commence à se détacher de sa mère et à se soumettre à la meute. A la puberté le chiot mâle est chassé des zones fréquentées par les dominants et les femelles (pour les femelles pubères, l’éloignement a lieu plus progressivement). L’attachement au groupe vient remplacer l’attachement exclusif que le chiot avait avec sa mère. L’hyperattachement est donc un phénomène tout à fait normal quand le chiot est prépubère mais devient pathologique lorsqu’il est pubère. L’anxiété de séparation est due à la persistance de ce lien d’hyperattachement. Elle se traduit par de l’anxiété et de la détresse quand le chien est séparé, ne fût-ce qu’un bref instant, de l’être auquel il est attaché. (d’après S.A. de Diesbach)

L’anxiété de séparation-2.

Pour éviter au maximum le développement d’une anxiété de séparation, la prophylaxie concerne entre autres l’attitude à adopter lors de l’acquisition du chiot. Un chiot de moins de trois mois, même s’il est sevré n’en est pas moins encore très attaché à sa mère c’est pourquoi il est plus judicieux dans un premier temps de ne laisser qu’une seule personne s’occuper de l’animal afin de favoriser le lien d’hyper attachement. Le détachement entre le nouvel être d’attachement et l’animal devra se faire vers quatre mois. Par contre, si le chiot a plus de trois mois lors de son acquisition, il n’est pas nécessaire de procéder ainsi : il est même préférable que toute la famille s’occupe immédiatement de lui.

Le bien-être du chat d’appartement

Si pour quelque raison que ce soit votre chat ne peut ou ne veut sortir ou si vous préférez le garder exclusivement à l’intérieur pour des raisons de sécurité, il y aura des aménagements à faire dans son environnement et ce afin de lui garantir un maximum de bien-être. Pensez que votre chat aime avoir des espaces personnels dont au moins un en hauteur d’où il peut observer sans être inquiété ainsi que des espaces de repos (un fond d’armoire, une couverture sur une chaise…). Dans votre habitation il devrait y avoir au minimum 2 bacs à litière, situés dans des endroits calmes : nombre de chats +1 ( par exemple pour 2 chats, le nombre idéal est de 3 bacs ) ou un bac par étage si votre maison en possède plusieurs. Le substrat à utiliser et la forme du bac sont variables en fonction des préférences de votre chat, certains préfèrent une litière abondante, certains aiment avoir un toit au-dessus d’eux… Des griffoirs spécialement étudiés pour les chats peuvent éviter bien des désagréments à vos meubles et tapisseries. Votre animal doit impérativement avoir un accès libre-service à des croquettes (sauf rares cas où la nourriture doit être restreinte) et à de l’eau fraîche. Et pour finir, des interactions et des moments de jeux avec vous sont primordiaux pour son équilibre psychologique et son instinct de prédation, même si durant votre absence il peut s’amuser seul avec ses jouets (que vous pouvez confectionner avec un bout de ficelle et une plume ou un vieux carton…)

Déménager avec son chat-1

Le jour du déménagement, laissez votre chat dans une pièce fermée, de préférence une chambre, avec tous ses ustensiles (couverture, bols, litière…). Videz cette pièce en dernier, une fois votre animal placé dans une cage de transport dans la voiture. Dans la nouvelle maison, réinstallez la chambre en premier puis amenez-y votre chat après avoir déposé ses ustensiles et un diffuseur de phéromones faciales félines synthétiques (Feliway©). Il peut être utile qu’un membre de la famille reste avec lui un petit moment, le temps qu’il se mette à explorer. Une fois le déménagement terminé, vous pouvez autoriser votre chat à visiter le reste de la maison en veillant bien à fermer toutes les issues extérieures. Soyez attentif à être le plus calme possible afin de signaler à votre compagnon que ce nouvel environnement est sans danger.

Déménager avec son chat-2

Il est judicieux de garder votre chat au minimum 2 semaines à l’intérieur afin qu’il s’habitue à son nouvel environnement. Essayez tant que possible de maintenir les rituels et habitudes de l’ancienne maison. Pour aider votre compagnon à apprivoiser son nouvel habitat, caressez-le délicatement avec un linge en coton, autour de sa tête et sur ses joues pour collecter son « odeur ». Ensuite, frottez le linge (à hauteur de son nez) sur les coins des portes, les murs et ses ustensiles. Répétez ce procédé chaque jour jusqu’à ce que vous observiez votre chat aller lui-même déposer son odeur en se frottant sur les objets. Pendant ce temps, continuez à utiliser un Feliway© diffuseur dans toute la maison en le changeant de pièce régulièrement. Pour amener votre chat à découvrir l’extérieur, il est impératif de ne pas le forcer, de ne pas le porter dehors. Il doit décider lui-même d’explorer, à partir d’une chatière ou d’une porte que vous veillerez à laisser ouverte au début afin qu’il puisse se réfugier à l’intérieur si quelque chose l’effraie dehors.

Déménager avec son chat -3

Si votre nouvelle maison est proche de l’ancienne, il est fort probable que votre chat retrouve le chemin de son ancien chez-lui. Pour éviter de semer la confusion dans la tête de votre chat, il serait judicieux de demander aux nouveaux occupants et à vos anciens voisins de ne surtout pas le nourrir, de ne pas l’encourager à rester près de son ancienne habitation et de vous prévenir s’ils le voient rôder. Cette période de transition pendant laquelle votre chat va retourner sur son ancien territoire avant d’adopter le nouveau peut durer plusieurs mois. Pendant cette période, tous les éléments doivent continuer à être mis en œuvre pour l’aider à apprivoiser son nouvel environnement, comme décrits précédemment (phéromones synthétiques et naturelles…)

Traiter la Dominance de son chien (d\'après Joël Dehasse)

Certains chiens sont considérés comme « dominants » mais n’étant pas agressifs ou dangereux, leur dominance n’est pas forcément un souci. Pour autant, certains de leurs comportements (tel qu’uriner sur les meubles, voler les objets et les détruire etc.) peuvent à long terme énerver les propriétaires. Si c’est le cas il existe des solutions. La plus efficace est la participation active de l’ensemble des familiers (les personnes avec qui le chien vit au quotidien) guidés par l’aide extérieure d’un professionnel. Il suffit la plupart du temps de suivre quelques principes très simples qui sont: réduire les dangers et nuisances pour les propriétaires à l\'aide de remontrances ou de récompenses selon les réactions du chien. Faire régresser le statut du chien dans la hiérarchie de la famille.aider le chien à s’habituer à son nouveau statut et réduire son anxiété.définir les actions qui aggravaient et amélioraient la situation pour ne garder que celles améliorantes et pour finir, établir des moments consacrés à la mise en place de ces nouvelles règles.

Dysfonctions cognitives du vieux chien

Avec l’âge, le chien peut souffrir de nombreux maux physiques mais également neurologiques. Il existe entre autres une maladie neurodégénérative progressive appelée le syndrome de dysfonctionnement cognitif (SDC), due à des lésions ressemblant à celles retrouvées chez les personnes atteintes d’Alzheimer. Evidemment il est important de faire un diagnostic différentiel afin d’exclure tout autre problème (cardiaque, respiratoire, locomoteur…) qui pourrait aussi provoquer des symptômes de mal-être : baisse de l’interaction avec le propriétaire, sommeil perturbé, altération de l’appétit, augmentation de l’irritabilité, perte des comportements acquis, destructions, apparition de nouvelles peurs… En ce qui concerne le SDC, le traitement existe (thérapies comportementale, alimentaire, médicamenteuse…) mais la prévention reste très importante : un environnement stimulant a un effet neuroprotecteur primordial !!

La cohabitation entre chats

Le chat étant un animal très routinier, l’introduction d’un nouveau chat dans son territoire va perturber ses habitudes, entraînant parfois de l’anxiété. Face à l’arrivée de ce nouveau venu chez lui, votre chat peut adopter différentes attitudes : l’indifférence, l’évitement (chacun son territoire), la malpropreté, les agressions et même l’éloignement de la maison. Sa réaction dépend de nombreux facteurs tel que son expérience propre, sa socialisation…Afin de permettre au mieux la cohabitation future, il faudra lors de la première rencontre mettre les chats en présence dans une pièce assez grande avec possibilité de fuite ou de cachette, placer des phéromones apaisantes en diffuseur , ne pas intervenir même en cas de sifflements, ne laisser qu’une seule source de nourriture (Pipolino®) et ajouter un bac à litière (la règle étant de mettre 1 bac par chat + 1). Si malgré cela la cohabitation tend à être difficile, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre vétérinaire pour une consultation comportement. D’après Dr J. Hofmans.

La coprophagie

La coprophagie est un comportement adopté par les lapins et la plupart des rongeurs. C’est une activité normale quotidienne du lapin qui débute dès la deuxième ou troisième semaine de vie, quand les lapereaux commencent à ingérer une alimentation solide. Les matières fécales rondes et dures sont expulsées durant la journée alors que les fèces petites et molles, appelées caecotropes, sont excrétées plutôt durant la nuit et très tôt le matin. Les caecotropes contiennent un taux élevé de vitamines B et K, deux fois plus de protéines et la moitié de fibres par rapport aux fèces dures. Le lapin mange ces matières fécale molles directement au niveau de son anus. Cette « pseudorumination » qui amène l’alimentation à passer deux fois sur 24 heures dans le système gastrointestinal aide à l’absorption plus importante d’aliments peu digestibles.

La cystite idiopathique féline (CIF)

Les maladies du bas appareil urinaire félines (MBAUF ou plus récemment FLUTD) sont relativement fréquentes. Bien que de nombreux facteurs puissent être à l’origine des symptômes des MBAUF (cristaux, malformations…), la grande majorité des cas (55 à 69 %) sont idiopathiques (maladies ou symptômes dont on n\'a pu attribuer la cause). Le diagnostic de cystite idiopathique féline (CIF) est donc porté quand aucune autre cause ne peut être incriminée. La physiopathologie de cette CIF est mal connue mais on peut remarquer que l’affection est rencontrée plus fréquemment chez des sujets jeunes ou d’âges moyens, en surpoids, plutôt sédentaires, utilisant un bac à litière, ayant peu de possibilités de sortie, consommant un aliment sec et vivant avec d’autres chats. On pense que le stress joue un rôle majeur dans l’apparition et/ou l’aggravation de la CIF.

La hiérarchie chez le chien

Il est impossible pour un chien de ne pas être hiérarchisé. Il organise la vie de son groupe avec des règles qui définissent la place et les privilèges de chacun. Une fois chacun à sa place, les disputes sont réduites et la collaboration devient possible.Quand chacun connaît ses limites et que le cadre est sans équivoque, la vie est plus facile. La hiérarchie permet de préciser les limites et d’apaiser les membres du groupe.Si le chien n’est pas intégré comme il le serait dans une meute, il va manquer de repères et son anxiété risque d’augmenter. Il pourra émettre des comportements nuisibles, même s’il n’est pas dominant. Il est essentiel que tous les membres de la famille soient en accord sur la façon d’éduquer le chien. Quand tout le monde est d’accord, la situation est claire pour le chien.La conception de la place de l’enfant dans la famille varie d’un chien à l’autre. Une socialisation correcte au monde de l’enfant va intégrer ces enfants dans l’organisation sociale en tant qu’éléments non hiérarchisés mais intouchables parce qu’ils sont des émanations du couple dominant. Une socialisation incorrecte au monde de l’enfant entraînera un manque d’intégration des enfants dans la hiérarchie ou une intégration imparfaite et fragmentaire : l’animal considère, par exemple, qu’en présence des dominants les enfants sont intouchables, mais qu’en l’absence des dominants, ils doivent respecter les règles et se soumettre…à lui, en respetant ses prérogatives. L’évaluation correcte de la dangerosité d’un chien en présence d’enfants en bas âge est un problème très délicat.Réf : Mon chien est-il dominant ? Dr Joël Dehasse, vétérinaire comportementaliste.

Malpropreté du chien

La plupart des chiens sont propres à l’âge de 5 mois et une fois qu’ils ont assimilé les règles de conduite, les accidents sont rares. Toutefois si les souillures persistent après cet âge, il est bon d’ en chercher la cause. Voici un aperçu non exhaustif.Tout d’abord il faut penser à le sortir régulièrement : un chien adulte en bonne santé peut rester une journée sans faire ses besoins, mais il n’est pas recommandé d’attendre autant. Ensuite il faudra s’assurer qu’il n’existe pas d’infection urinaire provoquant par irritation un besoin irrépressible d’uriner ; si c’est le cas, votre chien ne pourra pas se retenir. Chez les vieux chiens, une baisse du tonus musculaire du sphincter de la vessie peut être la cause d’incontinence, les femelles étant plus souvent atteintes. Là aussi, malgré la meilleure volonté du monde, l’animal sera incontinent et parfois sans même s’en rendre compte, les pertes étant fréquentes pendant le sommeil. On peut aussi penser à un problème comportemental, comme le marquage urinaire. Cette pratique qui en général se fait à l’extérieur peut exister à la maison : le chien lève la patte et envoie une faible quantité d’urine. Ce comportement est exacerbé si le chien tente de recouvrir l’odeur (pas seulement d’urine) d’un autre chien, chat ou encore du propriétaire !

Le marquage urinaire du chat

La présence d’urine de chat dans votre maison peut signifier deux choses : soit il vide sa vessie car il en a besoin soit il effectue du marquage. La différence peut être établie via l’observation de la position du chat lors de l’émission d’urine ainsi que par la quantité éliminée. Un chat qui a « besoin » va se mettre en position assise, la queue à l’horizontale, éliminer une grande quantité d’urine, se retourner après pour renifler et gratter pour recouvrir ses traces. Le marquage, qui est souvent un signe de stress, d’anxiété ou de colère, suit une séquence totalement différente. Le chat élimine un petit jet d’urine sur une surface verticale, en position debout, la queue également à la verticale animée de petites vibrations. Il ne recouvrira pas la trace car il souhaite justement qu’elle soit visible de tous, des chats comme des humains. (d’après Eric Witvrouw)

Les chiens «dangereux» - partie 1

Depuis plusieurs années, certaines races ou types de chiens jouissent d’une réputation très négative auprès du public et parfois même des autorités; ce sont notamment des grands chiens et/ou des races présentant certaines caractéristiques physiques comme le Bulldog, l’American Staffordshire Terrier (dit«amstaff»), le Bull Terrier, le Rottweiler,… Ces chiens subissent souvent une forme de «racisme» qui n’est pas du tout justifiée: en effet, aucune race n’est, par essence, dangereuse ou agressive, seuls 20% des comportements du chien sont «déterminés» par ses gênes, les 80% restants sont donc liés à l’apprentissage. Les chiens peuvent cependant être rendus dangereux par des éleveurs qui sélectionneraient des lignées d’individus plus combatifs que d’autres, mais également par leurs propriétaires qui, volontairement ou non, rendraient leurs chiens hargneux envers les humains ou envers d’autres espèces.

Les chiens «dangereux» - partie 2

Seuls 20% des comportements du chien sont «déterminés» par ses gênes, les 80% restants sont donc liés à l’apprentissage. Et ceci est valable pour tous les chiens! Même si ceux de grande taille feraient potentiellement plus de «dégâts» que les petits, il n’est pas rare que des petits chiens tels des bichons ou des teckels, pourtant réputés comme étant «de gentils petits toutous», agressent d’autres animaux ou même des humains, en les blessant fortement! En conclusion, arrêtons de stigmatiser certaines races et préférons une attitude réfléchie et prudente, surtout pour les (petits) enfants, envers les chiens de toutes races: les inconnus mais aussi les chiens familiers. De nombreuses brochures informatives sont disponibles gratuitement sur internet (notamment sur notre page Facebook) ou chez votre vétérinaire, afin d’apprendre à chacun quelle attitude adopter face à tout chien inconnu afin de limiter les risques au maximum.

Les destructions chez le chien

En cas de destructions, la première chose à laquelle vous devez faire attention est le moment où ces destructions ont lieux. Etes-vous présent ou pas ? Puis qu’a-t-il l’habitude de détruire ? Est-ce des objets que vous portez ou que vous manipulez souvent (vos chaussons, un livre, la télécommande,…) ? Les destructions sont-elles plutôt localisées autour des issues (portes, fenêtres,…) ? Enfin, à quel âge votre chien a-t-il commencé ces destructions ? Quand il était chiot ? Vers 6-8mois ou en vieillissant ? En fonction de ces trois éléments (où ? quoi ? et depuis quand ?), votre vétérinaire s’orientera plutôt vers un problème de hiérarchie, d’anxiété de séparation, d’hyperactivité ou de « dépression du vieux chien ». Chacune de ces maladies se traite différemment. La plupart du temps, un traitement comportemental devra être instauré, complémenté parfois par des médicaments. Plus le problème sera identifié tôt, meilleur sera le résultat. D’après Pageat.

Les phéromones

Les phéromones sont des substances chimiques libérées par le corps dans l’environnement lors de différentes situations (bien-être, stress, marquage…) afin de prévenir les congénères de l’état physiologique du moment de celui qui les a émises. Ces substances sont reconnues en général uniquement par les animaux de la même espèce et ce via l’organe voméro-nasal situé dans la cavité nasale et entouré de nombreux vaisseaux sanguins. Ces vaisseaux ont la capacité de permettre ou non le passage de l’air dans l’organe (par constriction-dilatation de leur diamètre) et donc le passage des phéromones ou non jusqu’aux récepteurs. L’ouverture de l’organe est stimulée par des odeurs spécifiques détectées par le nez, par des signaux visuels (par exemple la vue d’un congénère en position de miction), par le flehmen (comme le cheval qui retrousse sa lèvre supérieure) ou chez le chat par le halètement gueule ouverte. Plusieurs régions du corps de nos animaux domestiques produisent ces phéromones avec chacune leur spécificité : la région de la face pour marquer les objets familiers et agréables (autour des oreilles chez le chien, autour de la bouche chez le chat), les coussinets et la région péri anale pour émettre un signal d’alarme, les mamelles de la chienne après la mise-bas pour apaiser les chiots et leur indiquer l’endroit le plus sûr et la zone urogénitale pour donner des informations sur le statut sexuel. Les phéromones d’apaisement et de familiarité sont reproduits artificiellement et commercialisés afin d’aider les animaux et leurs propriétaires dans plusieurs situations : stress en voiture, nouvel environnement, marquage urinaire, grattage dans la maison…

Mon chat fait ses griffes sur mes meubles

Il est normal pour un chat de faire ses griffes à proximité de l’endroit où il dort afin de prévenir les autres chats de sa présence. La fréquence des griffades augmentera avec le stress. Votre chat fait donc ses griffes sur votre canapé soit parce qu’il est stressé, soit parce qu’il est hyperactif soit, ce sont des griffades normales mais mal dirigées. La première chose à faire est de ne pas réprimander directement le chat quand il griffe cela augmenterait son stress. Surprenez le en lui vaporisant un peu d’eau dessus ou en lui lançant un objet léger, mou non douloureux (ex : éponge, paquet de mouchoirs,…) Réorientez les griffades en ajoutant des grattoirs (arbre à chat, morceaux de moquette horizontaux et verticaux) ; ceux-ci doivent être bien visibles dans la pièce et à proximité du lieu de repos. Ajoutez des phéromones (feliway®). Parfois des médicaments visant à diminuer son stress seront nécessaires. N’hésitez pas à en parler avec votre vétérinaire. Réf : V.Dramard

Mon chien est-il dominant ?

Le docteur Joël Dehasse dans son livre « mon chien est-il dominant ? » (le jour, éditeur) nous aide à répondre à cette question. Il est probable que la réponse à cette question soit « oui » si votre chien présente 8 privilèges de dominance et 3 postures ou comportements dominants. Les privilèges du dominant sont les suivants : manger en présence de spectateurs, manger le premier et quand il le veut, dormir où il veut, contrôler les passages entre les pièces et le déplacement des personnes en choisissant l’endroit où il peut tout surveiller, recevoir des attentions quand il le demande, avoir des relations sexuelles devant tout le monde, empêcher les humains ou les autres chiens d’entrer ou de sortir de la pièce, faire alliance avec les autres dominants de la famille, ne pas obéir aux ordres si ceux-ci ne sont pas suivis d’une gratification, marquer à l’urine par-dessus les marques des autres, déposer des selles dans des endroits très visibles, attaquer les objets qui entourent le lieu de départ des autres membres du groupe (chambranles, portes), défendre ses privilèges à l’aide de comportements agressifs, décider quand il va se promener, décider quand il veut jouer et à quoi… Les postures et les comportements dominants sont quant-à eux repris ci-après : prendre une attitude dressée de façon répétée lorsqu’il mange et que quelqu’un approche, poser ses pattes ou sa tête sur le dos des autres chiens en cas de conflit, refuser la position couchée sur le dos en cas de conflit ou de contrainte, se mettre sur le dos pour demander des caresses et se raidir ou grogner pour faire arrêter le contact, adopter une posture haute et grogner ou montrer les dents quand on le regarde fixement dans les yeux, chevaucher les personnes ou les autre chiens.

Mon chien s’ennuie - partie 1

De nos jours, de nombreux chiens vivant en famille sont amenés à rester seuls de longues heures pendant la journée d’occupation de leurs maîtres. Certains chiens, équilibrés et habitués depuis leur plus jeune âge, le vivent très bien; d’autres moins et risquent alors de développer une anxiété plus ou moins forte, qu’ils peuvent exprimer de plusieurs façons: aboiements, pleurs, destructions, fugues, etc. Avant d’en arriver à ces extrémités qui peuvent rapidement devenir invivables pour le chien et pour sa famille, il est important de comprendre que chaque chien a un besoin d’exercice plus ou moins important; les spécialistes, comme le Dr Dehasse par exemple, considèrent qu’en moyenne, le chien doit avoir entre 3 et 5h d’activité minimum par jour (pour les chiens dits «de travail» comme le Border Collie ou le Berger Australien, on peut monter facilement jusqu’à 8h par jour!), ceci dépendant de sa taille et de sa race notamment… (À suivre)

Mon chien s’ennuie - partie 2

Même pour un chien qui peut jouir d’un jardin, il ne peut absolument pas s’en contenter comme seule et unique sortie; il est impératif pour lui de rencontrer d’autres chiens, de sortir de son environnement habituel fréquemment, de sentir de nouvelles odeurs, etc. Un chien ne peut donc se satisfaire de 2 ou 3 «sorties hygiéniques» de quelques minutes par jour agrémentées épisodiquement par une plus longue promenade le week-end, il doit absolument avoir d’autres occupations au cours de sa journée, afin de se sentir «bien dans sa tête». Ces activités peuvent être d’ordres très différents, à savoir: le rapport d’objets, l’agility, la rencontre avec des congénères différents au parc ou dans un club canin par exemple, des promenades en liberté (dans un lieu sécurisé évidemment), des jeux concernant la nourriture (distributeurs, jouets à ronger longuement, ….). Consultez votre vétérinaire pour plus d’informations à ce sujet.

Troubles comportementaux chez les psittacidés (perruches, perroquets)

A l\'état sauvage, le psittacidé vit en groupe. S’il se retrouve isolé dans une cage en milieu inconnu l\'oiseau peut être atteint de troubles comportementaux tel que picage (il s’arrache les plumes), automutilations, mouvements stéréotypés (balancements de la tête, \"danse\" d\'une patte sur l\'autre), anorexie, boulimie psychique… Le traitement peut simplement consister à lui éviter la solitude et l\'ennui en lui ajoutant un compagnon, en stimulant ses activités (lui offrir des jeux, le sortir de sa cage…), à limiter son stress, à respecter la période nuit/jour et en s’en occupant davantage de lui… Si cela ne suffit pas, il sera parfois nécessaire d’utiliser des modificateurs du comportement. Lors de picage ou d’automutilations, la pose d’une collerette est parfois utile.

Troubles de l’insertion hiérarchique : sociopathie homme-chien

Les sociopathies font partie des troubles comportementaux les plus fréquents. Elles sont à mettre en relation avec les troubles de la communication homme-chien et les relations hiérarchiques au sein de la meute famille. Elles apparaissent à partir de la puberté. Le chien est un animal social dont la vie en groupe est structurée par la hiérarchie. Une hiérarchie stable est apaisante pour le chien et limite l’apparition des conflits à l’intérieur du groupe. La hiérarchisation commence dès les premiers mois chez le chiot et l’insertion hiérarchique se réalise à la puberté. Une e situation hiérarchique ambigüe peut s’installer du fait de l’attribution ou l’abandon de nombreuses prérogatives au chien qui peut se percevoir comme dominant (contrôle de l’espace, initiative des contacts, expression publique de la sexualité, alimentation,...). Cette situation hiérarchique incohérente est associée à la production par le chien de signaux de communication (malpropreté, destructions, aboiements) et parfois à des comportements d’agression qui ont pour but d’affirmer son statut de dominant. Cette incohérence, anxiogène, est à l’origine de l’installation de manifestations anxieuses qui aggravent le tableau clinique (hyper vigilance, lactation nerveuse chez la chienne, pseudo phobies.Le chien ne naît pas sociopathe, il le devient à la puberté dans un groupe social particulier, ou ultérieurement, lors de changements du groupe social (décès, déménagement,…). L’attribution de prérogatives à un chien ne suffit pas à en faire un sociopathe, mais elles jouent un rôle fondamental dans la genèse des troubles. La prévention de ce trouble comportemental consiste à mettre en place les bases de la hiérarchie avant la puberté, prévenir et traiter précocement tout trouble du développement. A partir de la puberté apporter une attention particulière à la distribution alimentaire, le lieu de repos, l’initiative des contacts et l’expression de la sexualité de votre chien. En cas de conflit et au moindre signe d’agressivité, sanctionner le chien comme un animal adulte par une mise à l’écart temporaire. N’hésitez pas à en parler avec votre vétérinaire, les sociopathies sont le plus souvent réversibles. Réf : Catherine Mège/c.béata/c.Diaz

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