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La dysplasie de la hanche

La dysplasie de la hanche est une maladie qui s’exprime par une boiterie de l’arrière train, en général plus exprimée d’un côté que de l’autre. Cette pathologie est considérée comme héréditaire bien que certains facteurs puissent accentuer la vitesse d’apparition des symptômes (exercice soutenu du chien en croissance, alimentation inadaptée). Les grandes races sont plus sujettes à la dysplasie avec comme chef de file le Berger Allemand. Le symptôme principal est une boiterie, principalement à froid, c’est-à-dire après un repos. La pathologie n’est pas toujours visible chez les jeunes chiots mais plus souvent quand la croissance est déjà bien avancée, vers l’age de 7-10 mois. Si les facteurs de races et les symptômes permettent un diagnostic de suspicion, la radiographie permet d’être sûr et de quantifier la gravité : la dysplasie est notée de A à E selon l’ atteinte de l’articulation (un chien peut, par exemple, être B à gauche et C à droite). Cette radiographie est obligatoire chez certaines races pour l’obtention du pedigree. Les traitements sont médicamenteux (anti-inflammatoires ou chondroprotecteurs) ou chirurgicaux (chirurgie du bassin, prothèse de hanche). Chez les chiens atteints à un jeune âge, les chirurgies réparatrices sont conseillées.

La luxation coxofémorale

La luxation coxofémorale, aussi appelée luxation de la hanche, est le déplacement traumatique de la tête du fémur hors de l’acétabulum (partie du bassin). La luxation spontanée sans traumatisme existe aussi mais est extrêmement rare et heureusement car le pronostic est alors très mauvais. La plupart des animaux présentant une luxation coxofémorale ont subi un traumatisme comme par exemple un « accident de la route ». Le traitement doit être réalisé le plus vite possible afin d’éviter l’atteinte des tissus mous situés autour de l’articulation ainsi que pour limiter la dégénération du cartilage articulaire. Le diagnostic de certitude est posé après radiographies. Si aucune autre lésion ostéo-articulaire n’est associé à la luxation, celle-ci sera la plupart du temps réduite sans chirurgie (sous anesthésie générale néanmoins).

La luxation médiale de la rotule chez le chien

La luxation médiale de la rotule est une pathologie que l’on peut rencontrer chez toutes les races, à tout âge, mais les petites races ainsi que les races « toy » sont plus fréquemment atteintes. La plupart des chiens présentent une boiterie intermittente avec appui et les propriétaires peuvent aussi noter qu’occasionnellement leur chien tient son postérieur levé en position fléchie durant 1 ou 2 pas. La luxation de la rotule est une pathologie qui présente plusieurs grades de sévérité (de 1 à 4) et les symptômes varient en fonction du grade : du postérieur fléchi de temps en temps à la boiterie permanente sans appui. Les animaux présentant une luxation non traumatique de la rotule peuvent également être atteints d’une nécrose de la tête du fémur qui nécessite pour le diagnostic une radiographie. Le traitement de la luxation de la rotule peut être médical ou chirurgical, toujours en fonction des signes cliniques.

La paralysie postérieure

On remarque que certaines races présentent plus que d’autres une paralysie des postérieurs plus ou moins grave à une époque de leur vie : Teckel, Caniche, Bouledogue, Cocker… En réalité, il existe une prédisposition de ces races à développer des hernies discales, parfois à répétition. Ces hernies peuvent aller de la simple paresse de l’arrière train à la paralysie complète. Dans la colonne vertébrale, chaque vertèbre est séparée de la vertèbre adjacente par un disque (nommé à juste titre, disque intervertébral) faisant office d’amortisseur pendant le mouvement. Les races prédisposées, appelées chondrodystrophiques, voient, au fil de leur vie, leurs disques passer d’une consistance pulpeuse à une consistance cartilagineuse, ce qui rend ces disques moins efficaces pour l’amortissement. Il en résulte un déplacement ou une déformation du disque pouvant comprimer la moelle épinière toute voisine. Le niveau de compression est souvent en relation avec la gravité des symptômes et le traitement, médical ou chirurgical, constitue le plus souvent une urgence. Le traitement médical donne de bons résultats dans les cas débutants. La chirurgie, plus invasive, consiste à retirer le matériel comprimant la moelle épinière (des examens spéciaux d’imagerie sont nécessaires pour localiser la lésion). Cette chirurgie du dos apporte un pronostic très souvent favorable.

L’arthrose

L’arthrose chez nos animaux domestiques est très fréquente surtout chez le chien, elle dépend bien sûr de l’âge, mais aussi de la race et de l’état d’embonpoint. Il s’agit d’un phénomène de dégénérescence des cartilages d’origine héréditaire (dysplasie de la hanche du Berger allemand, dysplasie du coude chez beaucoup de grandes races…), traumatique (par exemple lors de rupture de ligament, à tout âge), ou de déséquilibre alimentaire (plus rare de nos jours). Il s’effectue alors au sein de l’articulation un remaniement du cartilage, souvent anormal, avec une inflammation qui aura tendance à aggraver le processus de remaniement désordonné, et bien sûr, l’apparition d’une douleur qui s’exprime par une boiterie. Différents niveaux d’arthrose existent, ils sont souvent quantifiés à travers les signes cliniques, néanmoins, la radiographie représente un moyen de diagnostic plus précis. Les traitements actuels sont nombreux, efficaces, et avec de moins en moins d’effets secondaires. Même s’il est illusoire sur votre chien âgé, de retrouver la forme de sa jeunesse, les traitements à long terme lui offriront un confort de vie avec des résultats impressionnants. Attention, si un chien arthrosique présente un excès de poids, il est absolument indispensable de le faire maigrir si on souhaite obtenir un résultat par un traitement.

Les fractures

Une fracture peut survenir à n’importe quel moment de la vie de votre animal et dans de nombreuses circonstances : agression par un autre animal, accident de la voie publique, chute… Le diagnostic repose sur un examen radiographique. En fonction de la localisation et du type de fracture, celle-ci nécessitera une technique particulière de « réparation »: cerclage, broche, fixateur externe, plaque. S’il s’agit d’une fracture ouverte, il est impératif de tondre et de mettre en place un bandage stérile dans les 6 heures. La réduction de la fracture quant à elle doit être réalisée rapidement (quelques jours) d’autant plus si votre animal est en croissance. La rapidité d’intervention permet d’éviter des remaniements osseux qui pourraient mettre en péril la bonne réduction de la fracture, provoquer des maladies fracturaires et permettre l’apparition de pseudoarthrose suite à la mauvaise cicatrisation.

Rupture du ligament croisé antérieur

Le ligament croisé antérieur (LCA) est un ligament que l’on trouve au niveau de l’articulation située entre le fémur et le tibia et a comme rôle, entre autres, de limiter la rotation interne du tibia. La rupture du LCA peut être due à la dégénérescence du ligament ou à un traumatisme mais les causes peuvent parfois s’unir puisqu’un ligament dégénéré sera plus sensible aux traumatismes. La dégénérescence chez les chiens est associée à l’âge, spécialement chez les grandes races, à des anomalies de conformations et à des arthropathies à médiation immune. La rupture par traumatisme fait suite le plus souvent à une hyperextension et une rotation interne de la jambe quand par exemple le chien a son postérieur « bloqué » dans un trou ou une barrière. La rupture peut être partielle ou totale. Cette pathologie est fréquemment rencontrée chez l’homme chez les joueurs de football, de basketball et les skieurs.

A propos de nous

Situé à l’entrée du stade de Bielmont, à 2 minutes en voiture du Palais de Justice et du grand hôpital (CHPLT), desservi par les bus 294, 295, 390, 393, 395, 705 et 708, le centre vétérinaire vous accueille du lundi matin au samedi après-midi.

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