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La castration du furet

La castration du furet est sollicitée par les propriétaires pour différentes raisons : éviter l’odeur désagréable générée par les glandes sébacées, limiter l’agressivité entre congénères et empêcher la reproduction. La castration peut être réalisée via deux techniques : une chirurgicale et une médicale. La castration chirurgicale est définitive et irréversible. Un de ses effets secondaires est l’induction possible d’un hyperadrénocorticisme. Cette pathologie est une hypersécrétion des hormones sexuelles par de petites glandes situées près des reins, appelées les glandes surrénales. La castration médicale quant à elle est réalisée grâce à la pose d’un implant sous la peau du furet. Elle n’est pas définitive, doit être réalisée plusieurs fois sur la vie de l’animal mais n’a aucun effet secondaire.

La pododermatite du cobaye

La pododermatite est malheureusement une pathologie assez commune chez les cobayes. Il s’agit d’une inflammation des pieds. Les surfaces plantaires sont enflées, chaudes, douloureuses et recouvertes de débris nécrotiques. Le pied peut atteindre un à trois centimètres d’épaisseur avec des dépilations et des ulcères plantaires. Ces lésions peuvent dégénérer en arthrites ou provoquer des abcès. Cette maladie est favorisée par les lésions cutanées: animal trop gros sur un sol rugueux par exemple. Voilà pourquoi, entre autres, il est très important que votre cobaye garde un poids convenable. D’autres points sont également à surveiller pour tenter d’éviter le problème car le traitement de la pododermatite est très difficile. Il faut veiller à ce que la litière de votre cobaye soit en matière végétale afin d’irriter le moins possible ses pieds. Sa cage doit être régulièrement nettoyée afin qu’il ne soit pas en permanence sur une litière humide. Enfin, pensez à le sortir fréquemment de sa cage pour lui permettre de faire de l’exercice et de ne pas rester toute la journée en contact avec la litière. (d’après C. Solau Poissonnet).

La rétention d’œuf

La rétention d’œuf est un trouble majeur fréquemment observé chez les oiseaux. L’œuf peut être arrêté dans sa migration à différents niveaux du salpinx (organe génital). Les causes favorisantes sont nombreuses et variées : carences alimentaires (en calcium en protéines, en vitamines), déséquilibre hormonal, obésité, fatigue de la femelle, œuf à coquille molle, stress… L’œuf peut exercer une compression sur les sacs aériens, les reins, le système vasculaire. Le diagnostic de certitude est basé sur la radiographie abdominale de l’oiseau. Le traitement sera d’abord médical puis chirurgical en cas d’échec du premier traitement mais alors uniquement sur des animaux de taille suffisante.(d’après J-P André)

La toxémie de gestation du cobaye

La toxémie de gestation est une pathologie grave du cobaye qui, malgré son nom, n’est pas « réservée » aux femelles en gestation. En effet, bien que la plupart du temps elle soit observée chez les primipares obèses durant les 2 dernières semaines de la gestation et la première semaine après la mise-bas, les mâles sont également susceptibles de développer cette toxémie, ainsi que les femelles non gestantes. L’obésité et le jeûne sont les principaux facteurs prédisposants. D’autres facteurs peuvent jouer un rôle déclencheur, comme une altération de l’alimentation, des modifications environnementales… Cette toxémie de gestation se déclenche de manière abrupte et peut évoluer vers la mort en 2 à 5 jours. Malheureusement le traitement est généralement sans résultat. C’est pourquoi la prévention reste la meilleure méthode pour éviter ce problème : alimentation de qualité, variée, prévention de l’obésité et limitation des facteurs de stress (social, environnemental, physique) . (d’après D.P. O’Rourke)

L’alimentation du chinchilla

Le chinchilla est un petit rongeur très sensible au niveau de son système digestif. Les changements brusques d’alimentation, tout comme le stress, peuvent provoquer de la diarrhée. L’introduction de nouveaux aliments, surtout s’ils sont frais (légumes et fruits) est assez mal tolérée. Les granulés doivent être choisis avec soin afin d’éviter qu’ils soient trop riches en énergie et en protéines. Si l’apport en fourrage et en fibres n’est pas suffisant, le chinchilla risque de souffrir de constipation. Le foin ne doit pas être humide et encore moins moisi, il doit être vert, avec une bonne odeur, ne pas contenir trop de poussières et présenter des longues tiges. L’eau du robinet convient parfaitement si elle n’est pas trop calcaire. Certains chinchillas ne synthétisant pas la vitamine C, il est conseillé de les supplémenter environ une fois par semaine avec cette vitamine.

Le chinchilla

Le chinchilla est un petit rongeur, pesant de 400 à 800 grammes, qui à l’état sauvage vit en colonies. Il apprécie donc la compagnie de ses congénères. C’est un animal qui a également besoin de beaucoup d’espace et d’exercice. Sa cage doit comporter plusieurs étages (1 m de hauteur si possible), des branchages, un nid, un bain de sable… et mesurer au minimum 80 cm sur 50. Le système digestif du chinchilla est fragile, son alimentation doit être adaptée à son espèce : pas de légumes frais, une nourriture spécifique (ne pas lui donner celle pour lapins ou cobayes), du foin à volonté et de l’eau fraîche. C’est aussi un rongeur sensible au stress et aux courant d’air mais qui par contre, malgré un mode de vie normalement crépusculaire et nocturne, s’adapte très bien à notre mode de vie diurne.

Le furet

Le furet est un carnivore assez sympathique, forme domestique du putois. Utilisé autrefois pour tuer les rats et chasser les lapins, il a à présent sa place comme animal de compagnie. On en trouve de différentes variétés en fonction de la couleur ; putoisé, albinos, siamois ou argenté. Ce petit carnivore atteint un poids maximum de 2 kg pour les mâles et de 1 kg pour les femelles. Leur nourriture doit être bien spécifique afin d’éviter les carences, leurs besoins en protéines et matières grasses étant fort élevés. La femelle qui devient pubère vers 8 mois a des chaleurs durant toute la période de l’année où la durée de l’éclairement journalier est supérieure à 12 heures. Ce cycle n’étant interrompu que par l’accouplement, il est important de stériliser les femelles qui ne sont pas amenées à reproduire, afin d’éviter une sécrétion prolongée d’oestrogènes pouvant amener la mort de l’animal.

Le hamster

Le hamster est un rongeur solitaire qui supporte difficilement ses congénères : il est donc important de séparer les adultes, surtout les femelles en gestation afin d’éviter du cannibalisme. Il est omnivore c\'est-à-dire que son alimentation doit être variée : un mélange complet industriel pour hamsters présentant un taux minimum de protéines de 16 % et de 5 % de matières grasses ou une ration ménagère comprenant des graines, des flocons d’avoine, du pain dur, des fruits frais et des protéines animales (lait, œuf dur, viande). Attention car le hamster est prédisposé à l’obésité : il n’est pas recommandé de laisser la nourriture à volonté (10-12 grammes d’aliments par 100 grammes de poids vif et par jour sont suffisants). Le hamster étant sensible à la chaleur et à l’humidité, il faut bien veiller à maintenir une température de 21 à 25°C maximum et un taux d’hygrométrie de +/- 50%.

Le rat

Le rat est un petit rongeur de quelques centaines de grammes dont la moitié de la longueur est due à la queue. Avec ses 16 dents il est capable de ronger des surfaces très dures. C’est un omnivore dont l’alimentation doit être complète et variée (graines, légumes verts, pain complet, viande… ou granulés spécifiques) mais pour lequel les quantités administrées doivent être surveillées car il est prédisposé à l’obésité. Attention car le surpoids et une alimentation non adaptée font partie des facteurs favorisant l’apparition de tumeurs, très fréquentes chez les rats, tant mâles que femelles. Le rat est également très fragile au niveau respiratoire, il est souvent atteint de pneumonie ou d’infection chronique due à Mycoplasma (aggravée par la présence de virus). Malgré cela, le rat a une espérance de vie de 3-4 ans. Il atteint sa puberté très rapidement, après 2 mois et a des portées importantes (plus de 6 petits). Si vous venez d’acquérir un couple de rat et si vous ne désirez pas être envahi il est préférable de castrer le mâle ou de stériliser la femelle (ce qui a aussi comme avantage de diminuer la fréquence des tumeurs mammaires).

Les zoonoses transmises par les NAC

Les NAC sont les « nouveaux animaux de compagnie » dans lesquels on retrouve entre autres lapin, furet, cobaye, souris… Les problèmes les plus fréquents associés à leur détention sont sans conteste les allergies, morsures et griffures. Les morsures peuvent être facilement évitées quand le propriétaire comprend et respecte le comportement de son animal. Ces petits mammifères non traditionnels sont également responsables de zoonoses : maladies virales, bactériennes, parasitaires ou mycotiques. Les cas prouvés de transmission à l’homme restent heureusement fort rares. Voici quelques exemples des maladies les plus susceptibles d’être transmises : Campylobacter(troubles digestifs), surtout via les furets nourris avec de la viande mal cuite, Mycobacterium (troubles respiratoires), Cryptosporidium, Encephalitozoon chez les personnes immunodéprimées, la gale sarcoptique, Cheyletiella (troubles cutanés), Trichophyton (teigne)…

Votre cobaye a besoin de vitamine C

Le cobaye est un petit rongeur sujet aux troubles métaboliques qui se traduisent par des affections souvent graves (amaigrissement, malformations, retard de croissance, cataracte, dermite, myopathie…) différentes selon la cause (carences en protéines, en vitamine E, excès en vitamine A…). Il est donc très important de respecter les besoins alimentaires de votre cobaye en lui offrant une alimentation adaptée à son espèce (granulés ou mélanges spécifiques ainsi que légumes, céréales, fourrage, pain sec…). Mais il est également INDISPENSABLE de complémenter en vitamine C et ce malgré la présence de cette vitamine dans les mélanges du commerce. Le cobaye étant incapable de fabriquer cette vitamine, il est tributaire des apports extérieurs. Une carence en vitamine C peut provoquer des ulcères cornéens, des troubles locomoteurs, des gingivites, des malocclusions dentaires, des retards de croissance, un poil terne et piqué, des plaies cutanées…

Votre cochon d’Inde vous parle

Le cochon d’inde possède un répertoire vocal impressionnant par rapport aux autres rongeurs, ce qui aide à communiquer avec lui, à connaître ses «sentiments»: quand vous remuez un sachet plastique, que vous ouvrez le frigidaire ou que vous produisez tout autre bruit précédant une remise de nourriture, il va produire un son très aigu, une sorte de couinement uniquement adressé aux humains, pour vous «demander» ladite offrande. Quand il se sent bien, car vous le caressez dans le bas du dos ou entre les oreilles par exemple, il émettra une sorte de roucoulement tout en frémissant, mais attention car ce même son pourra aussi signifier qu’il a peur s’il se fige en le produisant! En cas d’énervement, le son sera plus bref et plus sec. En cas de douleur, le cobaye émettra un cri ressemblant à celui du cochon. En passant du temps avec votre compagnon, vous apprendrez à décoder son langage, chaque individu ayant son propre répertoire vocal.

A propos de nous

Situé à l’entrée du stade de Bielmont, à 2 minutes en voiture du Palais de Justice et du grand hôpital (CHPLT), desservi par les bus 294, 295, 390, 393, 395, 705 et 708, le centre vétérinaire vous accueille du lundi matin au samedi après-midi.

Adresse

Centre Vétérinaire Abyssin Place d'Arles 4 à 4800 Verviers

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