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Le diagnostic de la leucose féline

Le diagnostic de la leucose féline est réalisé grâce à un test sanguin qui recherche un antigène particulier, l\'Antigène P27. Celui-ci est détectable à partir de la 3ème semaine après l\'infection. Le chat infecté par le virus de la leucose peut réagir de différentes façons : il peut présenter une virémie transitoire (l\'antigène n\'est détectable qu\'un moment dans le sang), une virémie persistante (l\'antigène reste détectable dans le sang toute la vie du chat) ou être non virémique (le chat est infecté par le virus mais celui-ci ne pourra jamais être détecté). Les chats dont le test devient négatif ainsi que les non virémiques ne sont pas contagieux et ne développeront probablement jamais la maladie bien qu\'ils restent infectés à vie. Un chat détecté positif peut être un faux positif, il est dès lors conseillé de réaliser deux tests avec des marqueurs différents sur le même prélèvement afin d\'arriver à un taux de fiabilité de 80 à 96%.(d\'après ABCD)

Le lymphome chez le chat

Chez le chat, la prévalence du lymphome est de 0.05 à 0.2%, un risque très élevé. Le lymphome représente à lui seul un tiers de toutes les tumeurs félines. Une telle prévalence par rapport aux autres espèces n’est pas encore totalement comprise mais peut être en partie expliquée par l’association de cette pathologie avec l’infection par le virus de la leucose (FeLV). D’après certaines études, un chat infecté de manière non transitoire par la leucose a 60 plus de risques de développer un lymphome par rapport à un animal non infecté. D’autres causes sont également avancées : prédisposition génétique (les Siamois sont surreprésentés dans les populations atteintes par le lymphome), autres agents infectieux (rétrovirus)… Le lymphome peut prendre plusieurs formes : médiastinale (la moyenne d’âge des animaux atteints est de 2 ans), alimentaire, multicentrique ou extranodale. Le diagnostic définitif est basé sur la cytologie ou l’histologie.

Le mastocytome

Le mastocytome est une tumeur que l\'on trouve au niveau du derme ou en sous-cutané,de gravité variable (certaines mettent rapidement en jeu le pronostic vital), très fréquente (elle représente de 9 à 21% des tumeurs dela peau). Le pronostic est toujours réservé car même les grades dits \"bénins\" peuvent être le prélude à des formes beaucoup plus agressives. On rencontre plus souvent ce type de tumeur dans les races brachycéphales (Boxer, Bull Dog...) et chez le Labrador. Certains matsocytomes de grade élevé métastasent au niveau des ganglions lymphatiques, du foie, de la rate, de la moelle osseuse et du sang. La cellule constitutive de cette tumeur est riche en substances bioactives comme l\'histamine, l\'héparine et des prostaglandines et est susceptible de se dégranuler et de libérer dans le sang ces substances qui iront agir à différents endroits du corps provoquant par exemple des ulcères gastriques, des hémorragies digestives ou de l\'anémie. Le diagnostic repose sur une analyse cytologique (qui ne nécessite pas d\'anesthésier l\'animal).(D\'après P. Devauchelle)

Le mélanome

La prolifération des mélanocytes peut être bénigne (mélanocytome) ou maligne (mélanome). Cette maladie, la plupart du temps bénigne chez les chiens, peut se développer sur la peau couverte de poils ou dans la cavité buccale ce qui suggère que l’exposition solaire n’est pas un agent causal. Ces tumeurs sont très rares chez les vieux chats et fréquentes chez les chiens âgés. Certaines races sont prédisposées : Airedale, Setter irlandais, Schnauzer… Les sites de prédilection chez les chiens sont la tête, le tronc et les doigts et chez les chats la tête. Le mélanocytome est généralement une tumeur isolée, bien circonscrite, en forme de dôme, ferme, alopécique (sans poils), brune à noire. Le diagnostic de certitude repose toutefois sur l’analyse histopathologique. Les tumeurs malignes métastasent en premier lieu vers les nœuds lymphatiques de la région puis vers les poumons.

Les papillomes canins

Le papillomavirus canin est un virus qui peut infecter les cellules de la peau et provoquer des papillomes, des tumeurs bénignes. Ces virus se transmettent par contact direct ou indirect et ont une période d’incubation de 1 à 2 mois. La plupart des papillomes régressent spontanément, grâce à l’immunité cellulaire de l’animal ce qui explique qu’une affection ou un médicament immunosuppressif peut exacerber et prolonger l’infection. Au moins 5 types de papillomavirus canins ont été identifiés, chacun d’eux se manifestant par des signes cliniques caractéristiques ou un site d’infection distinct. Certaines papillomatoses affectent principalement les jeunes chiens (papillomatose buccale sous forme de papules et plaques ou cutanée invaginée sous forme de masses rondes et surélevées) alors que d’autres sont plus fréquentes chez les animaux âgés (papillome cutané exophytique ou « verrue »). (d’après L. Medleau)

Les tumeurs mammaires

Les tumeurs mammaires, qu’elles soient bénignes ou maligne (cancer) sont malheureusement trop fréquentes en médecine vétérinaire, elles représentent en nombre la 1ère tumeur chez la chienne. Les causes sont nombreuses mais on sait depuis longtemps que les chiennes faisant régulièrement des lactations nerveuses sont particulièrement prédisposées aux tumeurs mammaires. La proportion de tumeurs malignes est environ de moitié chez la chienne, alors que la chatte se voit attribuer un chiffre inquiétant de 80 % de malignité. Chez la chienne, une bonne proportion de tumeurs mammaires sont sous l’influence de la production ovarienne. Ce phénomène explique que les chiennes stérilisées tôt (dès 6 mois) ne développent pas de tumeurs. Un argument supplémentaire pour la stérilisation. Pour votre chienne adulte, il n’est pas trop tard puisque la stérilisation à un effet préventif jusqu’à l’âge de 12 ans sur l’apparition de nouvelles tumeurs. Palpez régulièrement les mamelles de votre chienne ou chatte et si une masse est présente, consultez votre vétérinaire.

Les tumeurs osseuses du chien

Les tumeurs en général peuvent être primitives ou métastatiques. Dans le cas des tumeurs osseuses, elles sont surtout primitives, c’est-à-dire que l’origine est l’os lui-même ou la moelle osseuse. 80 à 90 % des cancers osseux sont des ostéosarcomes, une tumeur mésenchymateuse qui provoque une « digestion » de l’os appelée ostéolyse pouvant être responsable de fracture spontanée (sans choc ni traumatisme). Ces sarcomes ont aussi une grande propension à provoquer des métastases précoces (poumons, cœur, ganglions…). Les races géantes (> 35 kg) ont un risque 60 fois plus élevé qu’un chien de < 10 kg de développer un ostéosarcome. La localisation varie également en fonction du poids : plutôt sur le corps pour les plus petites races et plutôt sur les membres pour les races géantes. Le traitement de l’ostéosarcome fait appel à l’amputation (si possible) et éventuellement à la chimiothérapie, si des métastases ne sont pas encore présentes. Les propriétaires de chiens de races géantes devraient être particulièrement attentifs à cette prédisposition de leur animal pour cette pathologie et ne jamais prendre une boiterie à la légère.

Les tumeurs osseuses primaires chez le chien et le chat

Les chiens et les chats ne sont pas égaux face aux tumeurs osseuses primaires (l’origine de la tumeur est l’os lui-même). Ces tumeurs sont relativement fréquentes chez le chien et la plupart d’entre elles sont responsables de la mort de l’animal, de façon directe (métastases pulmonaires…) ou indirectes (douleur intense nécessitant l’euthanasie). Le chat par contre est beaucoup plus à l’abri : premièrement il développe rarement cette pathologie et deuxièmement dans la majorité des cas l’ablation chirurgicale (par exemple l’amputation du membre atteint) provoque la guérison complète de l’animal bien que ces tumeurs soient histologiquement malignes.

Les tumeurs testiculaires du chien

Les tumeurs testiculaires chez le chien arrivent en troisième place après les tumeurs de la peau et du sang. Elles sont fréquentes chez le chien âgé (en moyenne de 10 ans) et ont un comportement généralement peu agressif : peu de métastase (de 5 à 10% en fonction du type de tumeur) et récidive locale après castration bilatérale impossible. Les symptômes associés peuvent être : hypertrophie testiculaire, hypertrophie prostatique, tumeurs circumanales… Un syndrome de féminisation accompagne les tumeurs à cellules sécrétantes d’oestrogènes : atrophie du pénis, perte de la libido, alopécie… On peut aussi observer une intoxication par ces oestrogènes provoquant une hypoplasie médullaire qui aggrave le pronostic. La cryptorchidie (un ou deux testicule(s) non descendu(s) ) favorise hautement l’apparition de ces tumeurs : 13.6 fois plus de sertolinomes (tumeurs des cellules de Sertoli) chez les chiens avec testicule ectopique (pas à sa place) par rapport aux eutopiques.

Tumeurs circumanales du chien

Autour de l’anus on trouve des glandes sébacées qui peuvent avec l’âge développer des tumeurs. Ces tumeurs ayant des récepteurs à la testostérone, elles sont sensibles aux hormones mâles qui stimulent leur croissance. C’est pourquoi elles sont fréquentes surtout chez les chiens âgés mâles non castrés (avec une prédisposition raciale pour les Cocker Spaniel, Beagle et Berger Allemand). Ces tumeurs sont la plupart du temps bénignes et heureusement puisque l’adénocarcinome de ces glandes a un très haut potentiel métastatique. Malgré leur caractère bénin, leur exérèse chirurgicale est souvent nécessaire car elles sont envahissantes (pouvant atteindre la moitié du dos du chien) et provoquent régulièrement du prurit. La castration est recommandée lors d’adénome (tumeur bénigne).

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Situé à l’entrée du stade de Bielmont, à 2 minutes en voiture du Palais de Justice et du grand hôpital (CHPLT), desservi par les bus 294, 295, 390, 393, 395, 705 et 708, le centre vétérinaire vous accueille du lundi matin au samedi après-midi.

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