Articles conseils

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Les tests sérologiques post-vaccinaux (d’après une conférence du Professeur Laurent Gillet, FMV ULg)

Les tests sérologiques post-vaccinaux servent à analyser la réponse immunitaire du chat et du chien après certains vaccins : maladie de Carré, parvovirose canine (typhus), panleucopénie féline (typhus), calicivirus félin (coryza), herpès félin (coryza). Il s’agit d’un test réalisable chez votre vétérinaire et nécessitant une simple prise de sang. Il existe un faible taux de jeunes animaux qui, suite à la présence d’anticorps maternels durant leurs premières semaines de vie, ne réagissent pas suffisamment aux vaccins administrés. Les études montrent un taux de 5 % de réponse insuffisante lorsque le dernier vaccin est réalisé à 12 semaines et de 1% lorsque la dernière injection de primo-vaccination est administrée à 16 semaines de vie. Ces tests peuvent permettre d’identifier les animaux qui n’auraient pas répondu au protocole de primo-vaccination. Ils peuvent également être très utiles afin de minimiser le risque chez un animal qui a présenté au préalable une réaction indésirable au vaccin. Le test est alors réalisé chaque année et permet de reporter le vaccin à l’année suivante si la réponse immunitaire est encore suffisante. Ces tests sont également précieux lors d’une épidémie au sein d’une collectivité, ils permettent la gestion efficace de la maladie (entrée d’animaux protégés, mise en quarantaine et vaccination des animaux séronégatifs…)

Elevage occasionnel

Début mai 2017, le Gouvernement wallon a adopté le projet d’arrêté déterminant les conditions d’agrément pour l’élevage dit « occasionnel ». Ces élevages correspondent aux éleveurs qui commercialisent au maximum deux portées de chiens ou de chats par an, issues de leur propre élevage. Dès l’entrée en vigueur du texte, tout particulier, s’il souhaite faire de la reproduction à concurrence de deux portées par an maximum et commercialiser ces portées, devra solliciter un agrément comme éleveur occasionnel. Cet agrément est un préalable obligatoire. Le but est de développer un cadre juridique adapté aux élevages occasionnels afin de protéger les animaux de compagnie en s’assurant de leur bien-être au sein de ces élevages tout en permettant de ne pas pénaliser les petits éleveurs wallons de chiens et de chats au regard des mesures prises en matière de publicité ou de stérilisation. Cet agrément permettra également de protéger les acquéreurs en leur assurant une traçabilité lors de l'achat de leur animal et ainsi participer à lutter contre certains trafics. Source : diantonio.wallonie.be

Comment appliquer correctement un produit antiparasitaire en spot-on

Il est tout d’abord très important de choisir le produit adapté au poids de l’animal, différentes catégories existent. En fonction du produit et du poids de l’animal, il sera ou non nécessaire de vider l’applicateur en un ou plusieurs endroit(s). Si un seul point de contact avec l’antiparasitaire est suffisant, on choisira l’espace situé entre les omoplates. Si plusieurs points de contact sont requis, ils seront tous situés sur la ligne du dos, au niveau des vertèbres. La technique reste toutefois identique : il faut écarter les poils à l’endroit choisi jusqu’à ce que la peau soit visible. Déverser le contenu de la pipette et LAISSER AGIR SANS FROTTER. Eviter ensuite de caresser votre animal à l’endroit d’application durant quelques heures. De nombreux propriétaires frottent pour « faire pénétrer », ce qui a en réalité comme conséquence de diminuer la quantité de produit qui va pouvoir agir. Il ne faut donc absolument pas toucher l’antiparasitaire après application. Pour ce qui est de l’utilisation d’un shampoing avant ou après l’application les délais varient en fonction des marques, il est donc préférable de consulter la notice.

En vacances dans le Sud

Si vous partez en vacances vers le Sud avec votre animal (France, Italie, Espagne…) vous devez savoir que certaines maladies inconnues chez nous sont bien présentes là-bas. Les plus fréquentes sont dues à des parasites transmis par des tiques (pour la piroplasmose) ou des moustiques (pour la leishmaniose et la dirofilariose). La leishmaniose chez les chiens se distribue dans de nombreux organes et donne un panel de symptômes très différents après une incubation de 3 mois à plusieurs années. La prévention passe par les produits répulsifs contre les phlébotomes (collier ou pipette) et les sorties limitées dès la tombée de la nuit. Dans la dirofilariose, qui concerne les chiens et les chats, des larves du parasite migrent dans le sang jusqu’à atteindre les artères pulmonaires et le cœur après plus ou moins 3 mois. On observe de la dyspnée, de la toux, des syncopes… La prévention est basée sur la prise de médicament le jour du retour et le mois qui suit. La piroplasmose provoque chez les chiens une destruction des globules rouges après quelques jours avec comme conséquences des muqueuses pâles, de l’hyperthermie, de l’abattement. Le traitement anti-tiques est de rigueur pour éviter la contamination. Demandez conseil à votre vétérinaire pour une bonne prévention.

Géographie

Nos animaux ne risquent pas les mêmes problèmes d’un bout à l’autre de la planète. Pas besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour déjà apercevoir des différences. En Belgique nous avons la pluie, le froid, la grisaille mais en France ils ont les chenilles processionnaires (créant d’épouvantables lésions urticantes pouvant nécroser), la Leishmaniose (maladie due à un parasite transmis par des moustiques), la Dirofilariose (le ver du cœur)… Certaines maladies ont des régions géographiques de prédilection : par exemple la piroplasmose est très fréquente dans le Nord-Pas de Calais, la Champagne, autour de Bordeaux… (remarque : ce parasite est apparu dans nos régions il y a quelques années), les vipères font de gros dégâts dans les régions plus chaudes, Poitier a son Futuroscope mais également un « nid » de leptospiroses. C’est pourquoi quand vous voyagez, n’hésitez pas à demander à votre vétérinaire s’il y a des précautions à prendre en fonction des endroits où vous vous rendez et si votre animal est malade au retour d’un périple, signalez- le. Par exemple dans le pourtour méditerranéen, la Leishmaniose sévit mais la prévention est possible par la mise en place sur le chien d’un collier répulsif contre les moustiques ou d’une pipette antiparasitaire spéciale.

La biologie de la puce(première partie)

Les œufs de puce sont blancs, arrondis aux extrémités et d’une longueur de 0.5 mm. Après de 1 à 10 jours (en fonction de la température et de l’humidité), les œufs éclosent et les larves apparaissent, blanches également, couvertes de petits poils et mesurant de 2 à 5 mm. Les larves se nourrissent des déjections des puces adultes, des œufs ou d’autres débris organiques présents dans leur environnement et s’assombrissent. Les larves sont très sensibles à la chaleur et à la dessiccation, elles évitent d’être exposées directement à la lumière du soleil et recherchent un endroit sombre et humide. Cet endroit doit être fréquenté par l’hôte de la puce (chien, chat) puisque la larve se nourrit principalement des matières fécales de la puce adulte.

La biologie de la puce Ctenocephalides felis (deuxième partie)

La larve produit un cocon dans lequel elle va subir la pupation. Ce cocon se retrouve sur les sols, les tapis, en dessous des meubles, dans l’endroit de couchage des animaux. A une température de 27°C et une humidité relative de 80%, il faut approximativement 5 jours à la puce pour commencer à émerger avec un pic d’émergence à 8-9 jours. L’adulte qui va émerger du cocon peut être stimulé pour sortir par une pression physique, du dioxyde de carbone et par la chaleur. Si dans son cocon le « pré-adulte » ne reçoit aucun de ces stimuli, il peut attendre plusieurs semaines voir plusieurs mois. Le cycle complet de la puce peut prendre de 12 à 174 jours, en fonction de la température et de l’humidité de l’environnement. Dans nos maisons, la plupart des puces terminent leur cycle en 3 à 8 semaines. La nouvelle puce adulte peut attendre plusieurs jours avant de prendre son premier repas si aucun animal n’est disponible immédiatement.

La biologie de la puce Ctenocephalides felis (3ème partie)

De nombreux animaux à sang chaud peuvent héberger la puce (volaille, différents rongeurs, bétail, furets…) en plus de nos animaux domestiques. C. felis n’étant pas très résistante au froid, on suppose qu’elle survit durant l’hiver sur les animaux non traités sous sa forme adulte et dans un environnement protégé du froid sous sa forme « pré-adulte ». Une fois arrivée sur son hôte, elle prend son repas (le sang de l’hôte) en moins de 5 minutes puis s’accouple. La femelle commence sa production d’œufs dans les 24 à 36 heures après son premier repas. Les œufs sont laissés sur les poils mais comme ils ne sont pas adhérents, ils tombent rapidement. La puce est très féconde, elle peut produire jusqu’à 50 œufs par jour. Pour être capable de soutenir un tel rythme, elle consomme énormément de sang chaque jour, jusqu’à 15 fois son propre poids. Elle élimine de grandes quantités de sang non ou partiellement digéré qui va sécher et former de petits rouleaux ou cylindres noirs-rouges que l’on peut aisément trouver dans les poils de l’animal

La biologie de la puce (partie4)

L’activité de léchage et de grattage de l’animal infesté va jouer un grand rôle dans la survie et la longévité de la puce. Quand les puces sont « délogées », seul un nombre restreint est capable de passer sur un autre animal : de 2 à 15% quand les animaux sont dans la même cage et de 3 à 8% quand les animaux cohabitent sans contact physique entre eux. Si la puce est laissée dans l’environnement après avoir vécu sur son hôte, elle meurt assez rapidement, en général en 1 à 4 jour(s). Les puces quittent donc très rarement leur hôte de façon volontaire et toutes leurs activités (reproduction et alimentation) se déroulent sur l’animal. En raison de ces particularités biologiques, il est bien plus probable que les infestations de puces soient dues à des adultes émergents ayant supporté le développement des différents stades (œuf, larve, pupe) dans un environnement adéquat plutôt qu’à la transmission des puces adultes directement d’un animal à l’autre. (d’après B.L.Blagburn et M.W. Dryden)

La démodécie canine

La démodécie canine est une maladie parasitaire cutanée due à un acarien, « Demodex canis » principalement, qui, en temps normal, est un hôte non pathogène de la peau (à peu près 50% des chiens adultes en sont porteurs et restent sains). La maladie est due à la multiplication excessive de ce parasite suite à une immunodéficience du chien (héréditaire ou acquise, par exemple suite à un diabète sucré, un syndrome de Cushing, une prise trop importante de glucocorticoïdes…). De nombreuses races sont prédisposées: American Staffordshire, Jack Russell, Cavalier King Charles, Bouledogue français… Cette maladie n’est contagieuse que de la mère à ses chiots durant leurs premiers jours de vie. Le diagnostic de cette parasitose est malaisé car elle peut revêtir de très nombreux aspects et des examens complémentaires sont indispensables. Le traitement est quant à lui extrêmement long (plusieurs mois).

A propos de nous

Situé à l’entrée du stade de Bielmont, à 2 minutes en voiture du Palais de Justice et du grand hôpital (CHPLT), desservi par les bus 294, 295, 390, 393, 395, 705 et 708, le centre vétérinaire vous accueille du lundi matin au samedi après-midi.

Adresse

Centre Vétérinaire Abyssin Place d'Arles 4 à 4800 Verviers

Email

mesveterinaires@gmail.com